Je n’ai pas pleuré ton décès mon père ! par :Salwa Rabhi – Tunis – Tunisie

Salwa Rabhi

 

Je n’ai pas pleuré ton décès mon père, 

Moi qui descends de ton cœur planté dans la poésie fugitive.

Je suis ton nom caché dans les mots.

A l’aube, je chante les images denses du poème

Au moment où j’écris, la bouche riante Et les lèvres souriantes,

La misère que mon cœur porte ô mon père.

Je te vois ici,

Je vois une voix balbutiant mon idée muette,

Semant une image dans le paradis du sens,

Se levant dans l’absence,

Passant de mon âme à une âme qui fuit la poussière

Et qui habite les bizarreries du sens.

Il est étrange ô mon père que je me vois

Dans les balcons de leurs yeux

Répéter une idée m’habitant en plein cœur,

Battre tel un pouls dans la distance menant au champ du rêve,

Cueillir de tes jardins le fruit des poètes

Et fermer enfin derrière nous la porte de la séparation ô mon père !

Un commentaire

  1. Ce poème me transperce le coeur et la mémoire de mon coeur. Mon père ne m’a jamais quitté, pourtant, il y’a bien longtemps que sa chair, ses yeux, sa voix douce et fertile nous ont quitté. Merci à vous chère poétesse.
    Merci Salwa Rabhi.
    Vive la Vie et Vive Vous et Vous.
    Rémy Ducassé dit Erdé.

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