Le désespoir est plus haut que l’arbre par :Furat Esbir – poétesse syrienne résidant en Nouvelle-Zélande

Furat Esbir

Chaque fois que j’essaie de cueillir un fruit,

Ses épines me piquent,

Il se défend  par  le charme.

Le désespoir est plus haut que l’arbre.

Chaque fois que j’essaie de monter,

Je tombe

Et les cailloux de la terre me blessent.

Chaque fois que je pleure,

Ma mère m’avise avec son discernement : 

« Ne joue pas avec l’arbre ! …».

Le désespoir est plus haut que l’arbre,

Plus long que ma main,

Et plus leste que mon pied.

Et lorsque je remporte une course,

Je me trouve déjà réveillée de mon rêve.

Le désespoir est plus haut que l’arbre.

Le désespoir est plus haut que l’Himalaya.

Et chaque fois que je tends la main

Pour cueillir un fruit,

Ses épines me piquent !

 

 

Un commentaire

  1. Tout simplement magnifique. Ah ce désespoir!!!!!!

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*