Vie scolaire: le grand écart Par : Sadok Gaidi- Fouchana –Tunisie

« L’éducation est à la vie sociale ce que la nutrition est à l’organisme. ».

Sadok Gaidi


Nous sommes tous passés par l’école, du fait qu’elle est un besoin vital comme l’eau et l’air. Elle prépare les enfants et les adolescents  à la vie d’adulte, celle de la responsabilité et  à l’intégration sociale sans heurts.
Cependant, eu égard à la situation actuelle, les jeunes sont envahis par le flux des infos et images du net.
Dans ce statu quo, certaines questions sautent à nos yeux pour ne pas rester indifférents  face à ces interfaces.

1- Est-il légitime de dire qu’on assiste aujourd’hui à une fin imminente de l’école traditionnelle?
2- L’enseignement « Hors les murs » Out of Walls est-il le maître des céans ?
3- L’école telle qu’elle est conçue a-t-elle  le  sens  du prestige d’antan ou est-elle à l’écart de la vie active?
4- Assiste-t-on à la «banqueroute » des théories pédagogiques prônant des réformes obsolètes et éculées?
Nous n’allons pas répondre  à ces questions de façon linéaire pour un sujet-bateau, vu que la vie n’est pas une somme de réponses ni d’idées préfabriquées destinées à la consommation. Nous nous contentons des grandes lignes interconnectées pour tramer le texte.

1- L’Éducation et  perméabilité de la crise par ricochet :
Le milieu scolaire a atteint un degré tel qu’il devient une catastrophe  hors contrôle ,faute d’infrastructure pédagogique efficace.
La crise éducative a des répercussions directes sur le social, l’économique, le psychologique selon le principe « la crise appelle la crise ». Luther King n’a-t-il pas dit « la violence appelle la violence » ?
Dans les temps qui courent, nous remarquons que l’institution éducative est à l’écart de la vie active, celle de l’enfant, par conséquent, ignore ses besoins élémentaires moteurs de toute motivation. Si quelqu’un n’a pas intérêt à faire un travail, il ne fournit pas le moindre essai.L’effort est le produit non de l’énergie mais un produit de l’intérêt »( fin de citation). C’est que l’élève devrait occuper le centre du système éducatif.
L’établissement scolaire avec son architecture actuelle, sa clôture ainsi conçue hermétique ne répond plus aux impulsions et attentes de l’apprenant:des méthodes plutôt autoritaires qui imposent des programmes abstraits, de l’obéissance, une administration directive  en  l’absence d’animation culturelle et de bibliothèques modernes où la lecture est bien lotie,celle  qui stimule l’acte d’écrire  et de bien lire et communiquer spontanément.

2-  Battre les normes individualistes :
Le but primordial de l’institution scolaire est de communiquer notre expérience aux autres pour devenir un bien commun partagé des générations jeunes. Le travail de groupe est un atout pour favoriser le débat et  l’émotion devant les sujets choisis par les élèves. C’est le premier chemin de la liberté et du vivre-ensemble, loin des compétitions qui dévalorisent la personnalité de l’enfant.
Le travail communautaire et personnalisé supprime les émules et préparent à la vie active et participative.
L’essentiel des devoirs se fait à domicile en utilisant les technologies de pointe et TICE. La classe sera un chamos libre et malléable pour la correction des exercices et la dramatisation de scènes et de textes.

3- Le Culte du Beau: »l’école ouverte » :
La visite des musées, des parcs naturels, des salles d’expositions  d’œuvres d’art cultivent le sens du beau. Ces activités d’exploration du milieu permettent au public scolaire d’acquérir de l’expérience. Il aura un esprit large tourné vers l’humanité et les arts.Une visite guidée par le maître ou un spécialiste rendra service à l’école et facilitera la tache des enseignants. Une pédagogie basée sur le débat et le travail d’équipes.
La passion pour les arts est une occasion de s’informer sur le patrimoine des devanciers leur contribution dans l’histoire humaine.
Cela impacte les enfants, stimule la motivation et renforce la performance de  l’école qui rompt ainsi avec le stéréotype et le banal.
Quand la pédagogie épouse le culte de l’esthétique, elle focalisera sur la disposition des tables en salles de classe, la forme de la salle, le nombre d’élèves, du fait que la beauté de l’espace est l’une des conditions essentielles propices à la création.

 

 

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