Elle est de cette frange silencieuse par : Maissa Boutiche – Alger –Algérie

Maissa Boutiche

 

Elle est de cette frange silencieuse 

Soumise à de dures épreuves

Consciente, elle œuvre

Pour rechercher son « Je » qui se perd.

Elle ne sait plus où elle se trouve,

Ni ou donner sa tête,

Ni tracer sa voie.

Dans un monde fou, elle est sans voix

Et ne peut de sa féminité fragilisée affronter les lois…

L’humanité n’est plus juste

De ce qu’elle était, autrefois.

La conscience s’est dégradée, elle est au plus bas

Souffrant sous le joug des us

Qu’elle affronte avec sagesse et  Grandeur, 

Tisse ses mots avec hardiesse,

Vit, figée entre ciel et terre,

se cogne sur un mur de verglas…

Elle se sent à l’étroit dans son monde

Et dans sa vie, se bat.

Elle est de la masse besogneuse, 

Arrive à l’heure et toujours à temps.

Elle est de cette frange ouvrière

Qui a ses propres rêves

De leur beauté se soule et rassasie, sa faim…

Elle est cette fille du peuple

Ne rêve ni de gloire ni de médaillons

Ni être responsable d’une nation. 

Elle ne marchande pas des rêves de pauvres 

Elle craint Dieu, elle a foi,

Ne faillit jamais à ses serments …

Elle est de cette souche, fierté et Grandeur. 

Sur ses traits l’image d’une femme 

Qui a combattu avec courage

Les affres de la pauvreté et de la guerre. 

Elle est le parfum du pain d’orge 

Et la musique du chant du coq, le matin …

Elle est ce germe que fait danser le vent.

Elle est cette pensée intègre 

Mais, modeste comme le soleil timide 

Qui essaie de se libérer à l’horizon…

 

 

2 commentaires

  1. La retenue des mots pour rendre au mieux la modestie de cette personne fait de ce poème un petit bijou!

  2. Merci infiniment Marie GUYOT de votre élan qui honore mon humble plume.

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