L’écrivain n’est pas celui qui écrit

L’écrivain n’est pas celui qui écrit mais celui qui vit de sa plume. Si quelqu’un s’entête à  prétendre l’être , demandez-lui combien il tire et vend de ses livres.

En 1954 , Françoise Sagan n’avait que dix-neuf ans et avait vendu de son premier roman Bonjour tristesse un million d’exemplaires. La même année, il fut traduit en anglais et 300.000 exemplaires de l’édition anglaise furent vendus aux USA. C’est cela ce qu’on appelle  “écrivain » .Autrement, il faut parler d’amateurs d’écriture comme nous le sommes presque tous et toutes. Et c’est pour cette raison que nous devons être modestes et éviter ces qualifications arbitraires : « l’écrivain », « le poète », », « le romancier », « le créateur » …etc.…

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Françoise Sagan

3 commentaires

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    En voilà une déclaration péremptoire à la limite de la prétention.
    Il n’y a qu’à voir le monde de l’édition d’aujourd’hui pour se rendre compte que ce genre d’article est hors de toute réalité. Etre édité aujourd’hui ne signifie ni avoir du talent, ni faire preuve de créativité, mais seulement répondre aux demandes du marché et adapter sa “création” au monde de l’édition pour qu’il soit possible pour l’éditeur de faire un profit confortable sur le dos de l’auteur.
    A mon sens, l’écrivain est celui qui écrit pour les autres et pour lui même sans attendre de rétribution financière, qui partage son travail et aime à penser qu’il doit être mis à disposition de tous, et c’est aussi celui qui souhaite en vivre. Qu’il soit débutant, chevronné, riche, pauvre, connu ou inconnu l’écrivain est celui qui écrit, et pas seulement celui qui est publié ou édité. Nombre d’auteurs de talent sont resté et resterons dans l’ombre, alors par respect pour leur travail, il faudrait veiller à ne pas lancer ce genre d’idioties.

    Et sinon, pour l’amour que vous semblez porter au titre d’écrivain, un petit tour dans le dictionnaire nous apprend ceci: “Un écrivain ou une écrivaine est une personne qui rédige des ouvrages littéraires ou scientifiques, ou encore qui est habile dans l’art d’écrire.”

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    Mohamed Salah Ben Amor

    En tout temps et en tout lieu, il y a la très petite minorité de génies et les autres ! Et pour vous en rendre compte et à titre d’exemple, le romantisme était entre la fin du XVIIIème et le milieu du XIXème siècles un courant littéraire écrasant auquel avaient adhéré des milliers d’amateurs d’écriture. Mais si vous jetez un regard sur les ouvrages de la littérature française (par exemple : le livre intitulé Histoire de la littérature française paru à Bordas et écrit par des spécialistes en la matière) vous ne trouverez que six noms : Mme de Staël, Chateaubriand , Lamartine, Alfred de Vigny, Alfred de Musset et Victor Hugo. Il en est de même pour le surréalisme qui était à la mode entre les deux guerres mondiales et auquel avaient appartenu aussi des milliers de personnes mais les historiens de la littérature n’en ont retenu que trois : André Breton, Louis Aragon et Paul Eluard. Où sont passés les autres ?Ils avaient écrit, publié puis ils ont été oubliés .Pourquoi ?Parce qu’ils étaient de simples amateurs peu ou non-doués. C’est cela la vérité et l’histoire est équitable mais impitoyable !
    Je vous remercie pour votre commentaire et je vous souhaite une bonne journée !

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      Cela laisse entendre que les historiens ne sont que purement objectifs et ont eu la possibilité de lire et étudier tous les ouvrages de leurs temps ? C’est parfaitement absurde, ne serait-ce qu’à l’égard des auteurs non publiés dont les manuscrits sont probablement tombés dans l’oubli car restés dans un cercle restreint.

      La vérité historique est certes impitoyable, mais rarement purement objective. Pire encore, la notion même de “talent” appliquée aux arts en général est purement subjective.

      On ne peut pas non plus comparer l’époque du XVIII à la nôtre, c’est tout simplement un non sens. On ne peut pas comparer deux époques aux mentalités bien différentes. Nous sommes passés du siècle des lumières à l’ère du capitalisme et du profit. Les idées de l’époque se sont perdues en chemin et seules trônent aujourd’hui la finance et la rentabilité, alors ceux qui sont publiés et qui ont du succès ne sont plus seulement ceux qui ont su convaincre par le talent, mais ceux qui sont choisis par l’oligarchie de l’édition qui se réserve le droit de censurer tout écrit contraire aux seules règles du commerce.

      Votre commentaire est de toute façon hors de propos puisque je ne critique pas le talent de ceux qui ne sont pas oubliés aujourd’hui, je critique simplement votre postulat de départ “l’écrivain est celui qui vit de sa plume”, c’est faux. Beaucoup d’auteurs passionnés et au talent certain ne vivent pas de l’écriture, il n’en restent pas moins des écrivains.

      Que cela plaise ou non, beaucoup sont habiles dans l’art d’écrire. Ainsi, selon le sens même du mot d’écrivain, peuvent être appelés comme tel.

      Ne vous en déplaise, l’écrivain est celui qui écrit, et non seulement celui qui vit de sa plume, car il suffit seulement d’être habile à l’écriture, et non le meilleur, ni le plus connu, ni le plus rentable pour être ainsi qualifié. Et je ne l’invente pas, le sens même du mot d’écrivain étaye mes propos.

      Une très bonne journée à vous.

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