Je savais que je finirais dans la rue !/et/ Mes politico-poèmes comme ils viennent par: Fatima Maaouia – poétesse tuniso-algérienne – Tunis

Fatima Maaouia

Je savais que je finirais dans la rue !

Quand on finira par ne plus lire un mot

Et que le poème aura disparu

Mais quand j’ai vu la plaque nue

La haut

Trilles

Sur grille

Esseulée toute maculée

La touchant du doigt

Pour la consoler

Du froid

J’ai eu tout à coup

Envie de la décrocher de sa croix

De la nettoyer de la boue

Et de la prendre dans mes bras

Mais dans le coin nul poète

Assez hardi

Pour voler au secours de la poésie

Ne s’est avancé, élancé

Et traversé la rue pour l’enlacer

Souffler sur ses doigts

Et réchauffer mes mains et mes pieds

Que le froid transperçait


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Mes politico-poèmes comme ils viennent

“L’avenir appartient au peuple qui a la mémoire la plus longue” Nietzsche

POUVOIR D’ACHAT…

Voyons voir.!

Que faire pour soutenir le pouvoir d’achat

Qui ne vaut pas un crachat

Avec de val en val

La peine capitale

Du Capital…

Tout le monde a mal

Et ce Pouvoir,

Chargé de la gestion et de l’amélioration

Des conditions de vie de la population ?

Ce Pouvoir

De tous les déboires

Qui n’en peut plus de ne pouvoir !

Au risque de le démettre

Faut bien leur tendre une perche

Aux tristes et mornes bourgmestres

Navets aux commandes des blettes vies …

Supposés gouverner

Nous faire chanter et danser

Soleil et blés

Soleil levant

Cœur battant

Quelle salade !

Et quoique mes lèvres soient gercées

Par leurs pustules et abcès recommencés

Laissez-moi rire pour commencer

Grincement de dents…

Même les zones oubliées à la périphérie …

De la vie …en rient !

Ils le font en grisé et vert gris

Avec beaucoup de mépris

Et les bactéries

De leurs décisions, imprécisions

Doute et délire

Mangent et grignotent la galette

Jusqu’à la feuille. …de vigne d’Eve

Et de route de la planète

Dans ces conditions

Oui !

Que faire en vérité

Pour éviter

À ces malades

Incisions ablation scission

Voire une révolution ?

Teint verdâtre, mauvaise mine

En manque évident de vitamine

Que leur proposer a ces guignols?

Sport?

Phosphate spores

Fer ou pétrole ?

Les éjecter dehors ?

Essoufflés

Les mouflets

Tombent sans arrêt

Paume vide

Dans les pommes …

Nous aux arrêts

Je m’demande toujours,

Doù, de jour en jour

Ils sortent

En matière de gouvernance

Toute cette faste abondance

En absence : portes

Performances et ressort

Pour un véritable essor

Ça coince fort

Et grince à mort

Sous écorce

À bord

On les essore

Et tord

Même avec force

Rien de cohérent et de probant ne sort

Et ne pointe le nez de leurs pores

On a beau à la face

Du ciel et des dieux

Du Tell et de l’Atlas

Dont la mélasse

De leur creux

Matelasse les cieux …

De pôle en pôle

Les porter haut sur le granit

De ses épaules

Vite

Leur rappeler l’impératif

De leur rôle

Positif et Nutritif des rifs

À savoir :

Luire !

Être à hauteur

De l’histoire…

De cette terre légendaire

Et ne pas faire trop d’histoires

Aux ventre et entrailles

Populaires

À terre

En manque d’air

Qui affluent à ciel ouvert…

Poudrière

Qu’on croit à la légère

Faible partenaire

Agrégats de vers

Isolés et dispersés

Mais qui peuvent, quand le volcan

De la colère est ouvert

Foutre en l’air

Tous les rois fainéants

Et roitelets de la terre

Ces moins que rien

Dont les membres

Vermoulus tremblent …

Si mal au point

Qu’ils se dévorent et se mangent jambes

Pifs groins et poings …

Retourneraient rets bâillon menottes et croc

Un commentaire

  1. Avatar

    Des poèmes d’une grande force telle une chute de vers qui emportent les saletés et l’impur pour qu’émerge le clair, le limpide.

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