Un bouquet de mini-poèmes de Lyna Takla -Damas – Syrie

Lyna Takla

Est-ce son violon qui a pleuré… ?

 

Est-ce son violon qui a pleuré quand il a été  assailli  par le pays ?

 

Prise dans ton parfum

 

Prise dans ton parfum

Dans l’espace d’une petite chambre,

A l’affut de la pluie de papillons

Pour tisser une veste qui couvrirait ton nombril,

Celui qui séduit la distance

Ente mes doigts et mes doigts.

Je accouché de la … stupéfaction !

 

Chaque fois que je veux voir la mort

 

Chaque fois que je veux voir la mort toute nue,

Les commencements m’étreignent,

De l’amour jusqu’aux saisons mûres

Dans mon sang

Au point où je saisis que les fruits et les arbres  grossiers

N’amènent pas à l’abstrait

Mais ils font de la mort une silhouette

Dormant  derrière les collines

Et portant les égratignures de la vie !

 

Aucune nuit

 

 

Aucune nuit ne garde son sommeil,

Ni  aucun  mot.

Seulement

Deux seins

Qui gouttent

Gou…tt…ent

Et qui sont intimes

 

La nuit de Damas

 

 

La nuit de Damas, c’est des toits  qui somnolent à contre cœur,

Des bigarades

Et une douleur de poètes salée avec des pistaches et des pergolas,

Des bruines jouant avec l’air

Et rampant dans la périphérie des couleurs.

La maîtresse part pour son mari.

La flûte se tait

Et  le poème…pleure ! 

 

 

 

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