Mon cœur, je l’écoute, je le crois !par : Hassan Oumouloud- Agadir- Maroc

Hassan Oumouloud

Un silence pareil à celui du fond d’un océan où tout vit sans aucun bruit .Je ferme les yeux et Je pose ma main sur mon cœur ! Mon Dieu, qu’est-ce que cette machine qui est la seule à faire du bruit dans mon petit corps ? Qu’est-ce qu’elle fait là ? Qu’est-ce qu’elle dit ? Ses coups se répètent sans cesse .Je n’arrive pas à croire qu’elle marche d’une telle façon tout le jour, toutes les secondes sans que je m’en rende compte ! Je l’oublie vite, mais quand je m’en souviens, ça me laisse perplexe .Mon cœur . Je sais ; c’est ce que disent tous les gens, un cœur ; mais ce n’est qu’un nom ! C’est sans doute quelque chose de plus fort,  de plus profond, de plus mystérieux !

C’est à l’intérieur de ma poitrine que ça bouge, que ça parle .On dirait qu’il compte quelque chose. Mais qu’est-ce que mon cœur mesure finalement ? Le temps, la vie, les souffles, quoi ! Je l’écoute, son harmonie se répète  sans être monotone. Elle fait peur et rassure au même temps .Je sais que je suis encore en vie, ça me rassure,  mais je sais aussi que ça va s’arrêter car tout a une fin dans ce monde, et cela me donne des frissons étranges.

Ca marche toujours dans ce moment même où j’écris ! Il est indifférent, et d’une indifférence affreuse ; il ne ressent pas ce que j’en dis, il bat au froid comme au chaud, au jour comme à la nuit .Il ne dort pas ? Ce labeur saugrenu est plus inquiétant que tout autre mystère. Peut-être, il parle sans cesse ; il récite un long texte dont la fin correspond à la mienne. Ma mort sera au point final. Et quand il fait une faute, il reprend le mot  et on ressent une crise légère qui fait incliner tout le corps. J’entends souvent parler du « langage du cœur », des gens qui disent « il faut écouter son cœur, ce qu’il veut dire » , ou encore «  des cœurs qui se parlent » , mais ce n’est pas des métaphores ! Ce n’est pas de simples effets du langage, non ! Le cœur parle vraiment, il faut juste attendre ce hasard  qui vous mettra en face de lui au fond de la nuit .Une insomnie possible qui vous traquerait, vous bornerait les chemins et, comme de moi, ferait de vous le gibier d’une lourde méditation.

 

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