Ce qu’enfante la nuit, le séquestre le jour par: Maissa Boutiche – Ain Bénian – Alger- Algérie



Elle déclare en s’allongeant
Sur ses pages vierges :
– Ce que je pense, dit-elle
Ce que je vois, ce que je veux, m’importe peu ?
Ces questions pertinentes me traversent l’esprit,
Et maintes pensées, naviguent, voyagent,
Accostent finalement sur mes rives, toutes nues,
Ces pensées, qui dans leur course folle
Enveloppent mon être de chagrin
Et je n’ai plus le cœur de les actualiser.

Elles sont parfois sagesse
D’autres peur et angoisse
D’autre, le comportement d’un enfant insensé
Au seuil de la porte de l’asile, de la folie.

Ce que je ressens et je constate,
C’est que cet égo, me colle au pas et à la peau
Que les ombres, meublent la demeure
Et que je voudrai bien, m’en débarrasser
D’une balle de ma plume, leur faire la peau
Et m’en débarrasser.
 
Or, en ce qui concerne, mes vœux,
Mes désirs, mes rêves bleus, d’hier,
En souffrance, 
Je me sens dans leur jeu, complètement,
Egarée et perdue,
Mon pas, figé, au seuil de la porte, du présent,
Qui m’exécute de sans froid,
Qui me somme de ne plus, avancer.

Je suis à présent un être, présent et absent
Aux sentiments à fleur de peau,
Ne regarde plus le monde,
Ni le vol des mouettes,
Ni la beauté du ciel bleu, azuré
Ne ressens plus la caresse de l’herbe verte et humide
Par la rosée matinale, sous mon pas, boiteux
Tout mon être, frisonne, effrayé.

Derrière les volets de la fenêtre, close
Un visage triste, méconnaissable
Et un cœur où tant de plaies, sont enfantées. 
Ce qu’elle veut, pour le moment
C’est difficile à dire, ni à prédire,
De ce qui adviendra les jours à venir,
Elle le saura, peut être demain,
Ou après demain,
Après que son soi,
Avec l’amour,
La beauté,
Le désir,
Et enfin se dissipe le voile qui tamise le soleil, sur ses rives,
Jadis ensoleillées,
Se réconcilier avec la vie

Elle se sent mal dans sa peau,
Telle une louve blessée,
Qui panse ses blessures, par ses odes
Et une plume, qui ne dessine que sa douleur,
Où elle se sent prématurément, brisée.



8 commentaires

  1. Avatar

    Il n’y a que le poète qui puisse le faire. Ne point séquestrer son âme d’enfant. De même que la poétesse qui se connecte toujours avec la gamine en elle. Avec de tels propos et odes , on sait que les mots peuvent sauver. Et permettent surtout de ne point s’égarer. Présent et absent.
    Une poésie de grande qualité de profondeur.

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    نورالدين

    سلام
    اتشوق لقراءة والتمعن فيما تنشره شاعرتنا المحترمة من ابيات راءيعة ومعبرة ، شكرا سيدتي المحترمة

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    جرعات من الأمل والحب والتفاؤل أشد أثراً على النفس الإنسانية من جرعات الكورونا
    دمت كاتبة وشاعرة متألقة ودامت الإنسانية الصادقة

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    مساء النور عزيزتي وصديقتي الراقية،
    الأمل موجود والحب منبع في سريرتنا، وكلك حب وأمل وإنسانية، دمت لنا صديقة عزيزة وقارءة متميزة.
    مودتي والورد.

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