Tout le jour Toute la nuit : par :Claude Donnay – poète belge – Dinant- Belgique

944051_10208569979313742_5299990946847677360_n

Claude Donay – poète belge – Dinant- Belgique

stock-photo-35660594-young-indian-man-walking

Tout le jour
Toute la nuit
Faire face
Dos au mur
Ne pas reculer
La vie est toujours devant
Avec le cœur
Qui bat dans le corps
L’amour pulsé
A chaque battement
Il n’y a d’autre réalité
Que le champ d’un regard
L’espace d’un chant de chair
Tout le jour
Toute la nuit
Le corps à corps vital
Dans les rets de l’amour consenti
Qui porte et ravit
© Claude Donnay 12/12/15

 

Commentaire de Mohamed Salah Ben Amor :

Le genre d’écriture poétique auquel nous avons affaire dans ce nouveau poème diffère complètement de ce que nous connaissons du style et de l’orientation littéraire et intellectuelle générale de son auteur dont les préoccupations sont habituellement d’ordre phénoménologique et existentiel, ce qui se concrétise souvent dans son discours  sous la forme d’un langage opaque marqué par de grands écarts de signification.
Cette fois-ci le hypogrmme ou noyau du texte est on ne peut plus clair, à savoir la ligne de conduite dans la vie adoptée par le locuteur ou à laquelle il aspire et qui se caractérise par la résolution ferme d’aller en l’avant sous l’impulsion du cœur et non de l’esprit, un principe qui nous rappelle celui énoncé par Einstein dans cette fameuse comparaison : « La vie est comme la bicyclette, il faut avancer sinon on perd l’équilibre », toutefois sans que que ce grand savant précise ici le mode suivant lequel il faut avancer tandis que notre poète l’explicite clairement :l’avancée en question se fait par le biais de l’amour. Ce qui donne à cette idée une dimension humaniste étroitement liée au contexte politique mondial d’aujourd’hui marqué par la haine, l’incompréhension , l’ethnocentrisme et la violence.
Au niveau du style, l’auteur a usé massivement de deux procédés : le premier est l’hyperbole (Tout le jour /Toute la nuit : 2 fois – Ne pas reculer – La vie est toujours devant – A chaque battement – Il n’y a d’autre réalité Que ) pour mettre en évidence cette règle de vie qui lui est chère et insister sur la nécessité de l’adopter. Le second procédé est le rythme interne intense qui se manifeste par l’accourcissement des vers, l’accumulation de phrases tronquées (Faire face/ Dos au mur/Ne pas reculer/ La vie est toujours devant) et l’asyndète( la suppression des conjonctions de coordination entre les vocables )
Un poème concis, élégamment rythmé, véhiculant une idée profondément humaniste !

 

2 commentaires

  1. Avatar

    Je vibrais plus bas sans ton éclairage, Mohamed!!

  2. Avatar
    Mohamed Salah Ben Amor

    Anne Torchet Fulgurance de l’instant dans un battement de cœur… Irréversible.

Répondre à Paul Annuler la réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*